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Financement de la formation professionnelle : ce qui change en 2026
- Publié le
- Modifié le 31 décembre 2025
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🔎 En bref
✅ Financement de la formation professionnelle en 2026 plus restreint : les budgets sont rationalisés dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques.
✅ France Compétences voit ses dotations baisser, avec des impacts sur plusieurs dispositifs de formation.
✅ Aide à l’apprentissage limitée aux entreprises de moins de 250 salariés et pour les diplômes de niveau 3 et 4.
✅ Évolution du CPF : le budget du Compte Personnel de Formation diminue, incitant à une co-participation des entreprises et des financeurs.
✅ Dispositifs prioritaires préservés : malgré les restrictions, le CEP, la VAE et les parcours de transition professionnelle restent des leviers clés du financement de la formation.
Financement France Compétences : objectif économie📊

Le rôle de France Compétences
France Compétences est une institution nationale publique, qui assure la régulation, le financement, le contrôle et l’évaluation de la formation professionnelle. Cette institution dépend du ministère chargé de la formation professionnelle mais bénéficie d’une autonomie financière. France Compétences assure des missions en lien avec le financement de la formation professionnelle mais pas uniquement :
- Elle établit également les certifications professionnelles (RNCP) et assure leur pertinence.
- Elle se charge de garantir la qualité des formations.
- France Compétences organise et finance le conseil sur l’évolution professionnelle (CEP).
- Elle répartit les financements entre les différents acteurs de la formation professionnelle.
- Enfin, France Compétences assure la répartition des fonds destinés à la formation professionnelle et à l’alternance.
L’évolution du financement de la formation professionnelle en 2026
Le budget prévisionnel 2026 de France Compétences est fixé à environ 12 milliards d’euros, soit une baisse d’environ 1,5 milliard par rapport à 2025, avec une forte réduction des soutiens de l’État et des dotations aux Régions.
👉 C’est la première fois depuis la création de l’institution que le budget diminue ainsi d’une année sur l’autre.
Le conseil d’administration a adopté le budget 2026 le 27 novembre 2025, dans un climat tendu, notamment en raison des oppositions des Régions et des partenaires sociaux.
Ce budget traduit l’application des mesures d’économies prévues dans les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale.
Une part importante du budget dépend des dotations exceptionnelles de l’État, notamment pour équilibrer les comptes. Pour 2026, cette dotation exceptionnelle recule pour passer de 1,9 milliard à 579 millions d’euros, ce qui est qualifié de diminution « drastique » par les représentants syndicaux.
L’aide à l’apprentissage : reconduite mais limitée📏
En 2026, l’aide à l’embauche d’un apprenti devient plus restrictive. Elle est recentrée sur les petites entreprises et les diplômes jusqu’au Bac.
En effet, partir du 1er janvier 2026, l’aide est réservée aux entreprises de moins de 250 salariés. De plus, elle ne s’applique que si l’apprenti(e) prépare un diplôme ou titre de niveau 3 ou 4 : CAP, BEP, Bac professionnel, brevet professionnel, etc. jusqu’au niveau Bac.
Le ministère du Travail précise que cette restriction découle de l’absence d’adoption de la loi de finances 2026, qui oblige à revenir au cadre du Code du travail tant que de nouveaux paramètres ne sont pas votés.
Le montant de l’aide à l’apprentissage reste inchangé
Le montant reste fixé à 5 000 € pour la première année du contrat d’apprentissage, sans aide prévue pour les années suivantes dans ce dispositif spécifique.
L’aide est portée à 6 000 € lorsque l’apprenti est en situation de handicap, cette majoration restant cumulable avec les aides spécifiques handicap.

CPF : budget en baisse 📉
Le budget du Compte Personnel de Formation (CPF) n’échappe pas non plus aux coupes budgétaires prévues en 2026. En effet, selon le budget prévisionnel de France Compétences, le montant dédié au CPF passe à 1,31 milliard d’euros contre 1,96 milliard en 2025.
Ce budget 2026 prévoit environ 885 millions d’euros d’économies sur le CPF, dont une partie liée à la lutte contre la fraude et au plafonnement de certains financements (VAE, bilans de compétences, certification CléA).
En parallèle, 429 millions d’euros d’économies sont anticipés via la participation financière obligatoire des titulaires du CPF, laissant entrevoir une hausse du reste à charge pour les personnes qui mobilisent leur CPF.
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Un accompagnement toutefois maintenu pour la transition professionnelle 🪙
L’enveloppe dédiée aux projets de transition professionnelle (ex‑CPF de transition) est annoncée stable autour de 435 millions d’euros pour 2026, avec une répartition entre les associations Transitions Pro définies en fonction des masses salariales régionales.
Le budget du conseil en évolution professionnelle (CEP) est maintenu à environ 110 millions d’euros, ce qui assure la continuité de l’accompagnement mais sans marge d’expansion.
Les budgets dédiés à la transition professionnelle sont intégrés dans une logique de ciblage : financement prioritaire des reconversions vers des métiers porteurs, avec un pilotage plus fin via France Compétences et les OPCO, sans hausse de budget globale annoncée.
En d’autres termes, la transition professionnelle reste financée, mais dans un cadre beaucoup plus sélectif. La priorité est donnée aux projets certifiants, justifiables économiquement et alignés avec les besoins des branches, au détriment des démarches plus exploratoires.
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Dans ce contexte budgétaire serré, la formation professionnelle entre dans une nouvelle phase où les priorités sont ciblées et hiérarchisées. On ne parle plus d’abondance, mais d’optimisation : il s’agit de concentrer les ressources sur l’apprentissage, les reconversions les plus stratégiques et les compétences qui sont vraiment demandées sur le marché du travail. Pour les entreprises et les travailleurs, cela signifie qu’il faut anticiper davantage, élaborer des projets bien argumentés et utiliser de manière plus stratégique tous les dispositifs disponibles.
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