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Aide à l’embauche d’un(e) apprenti(e) : ce qui change en 2026
- Publié le
- Modifié le 17 février 2026
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🔎 En bref
✅ Faute de budget adopté, l’aide à l’embauche d’un apprenti était depuis le 1er janvier 2026 réservée aux entreprises de moins de 250 salariés, pour les seules formations de niveau bac ou inférieur.
✅ La loi de finances 2026 adoptée, un projet de décret vient d’être transmis pour consultation le 13 février 2026.
✅ Les entreprises de 250 salariés et plus retrouvent leur éligibilité à l’aide.
✅ Les formations de niveau supérieur au bac (BTS, licence, master…) réintègrent le dispositif.
✅ Les montants sont modulés selon la taille de l’entreprise et le niveau du diplôme : de 750€ à 5 000€.
⚠️ Le décret n’est pas encore publié et ne sera pas rétroactif.
Rappel : la situation depuis le 1ᵉʳ janvier 2026
Faute d’adoption de la loi de finances avant le 31 décembre 2025, le gouvernement s’était trouvé dans l’obligation de revenir au cadre légal strict du Code du travail.
Concrètement, depuis le 1er janvier 2026 et jusqu’à la publication du décret à venir, l’aide à l’embauche d’un apprenti est réservée aux entreprises de moins de 250 salariés, et uniquement pour les contrats préparant un diplôme ou titre professionnel de niveau 3 ou 4 soit le CAP, le BEP, le Bac professionnel et équivalents. Son montant est maintenu à 5 000 € au titre de la première année du contrat (6 000 € pour un apprenti en situation de handicap).
Les entreprises de 250 salariés et plus, qui bénéficiaient encore en 2025 d’une aide de 2 000 € sous conditions, s’étaient retrouvées temporairement exclues du dispositif. Tout comme les formations de niveau supérieur au bac, pourtant très prisées dans le cadre de l’alternance en BTS, licence ou master.
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Ce que prévoit le projet de décret : une aide élargie et modulée
Deux semaines après l’adoption du projet de loi de finances pour 2026, le ministère du Travail a transmis le 13 février 2026 un projet de décret à la CNNCEFP. Ce texte, dont la publication au Journal officiel est imminente, apporte une évolution sur plusieurs points.
Pour les entreprises de moins de 250 salariés
L’aide est maintenue et reste la plus avantageuse, mais elle sera désormais modulée en fonction du niveau de la formation préparée :
- 5 000 € pour un apprenti préparant une formation jusqu’au niveau bac (niveaux 3 et 4 : CAP, BEP, Bac pro…), montant inchangé
- 4 500 € pour un apprenti préparant un diplôme de niveau bac+2 (BTS, BUT…)
- 2 000 € pour un apprenti préparant un diplôme de niveau bac+3 à bac+5 (licence, master, diplôme d’ingénieur…)
Pour les entreprises de 250 salariés et plus : elles sont de retour !
C’est l’un des signaux positifs de ce projet de décret. Les grandes entreprises retrouvent leur éligibilité à l’aide, après une période de suspension liée à l’absence de budget. Les montants sont certes réduits, mais le principe est rétabli :
- 2 000 € pour les apprentis de niveaux 3 et 4 (CAP, BEP, Bac professionnel)
- 1 500 € pour un apprenti préparant un diplôme de niveau bac+2
- 750 € pour les niveaux bac+3 et au-delà (niveaux 6 et 7)
Dans tous les cas, l’aide en faveur des apprentis en situation de handicap reste fixée à 6 000 €, quelle que soit la taille de l’entreprise.
🚨 Un point crucial : le décret ne sera pas rétroactif
Le gouvernement a été clair sur ce point : les nouvelles modalités s’appliqueront uniquement aux contrats d’apprentissage conclus à partir du lendemain de la publication du décret au Journal officiel. Les contrats déjà signés continuent d’être régis par les règles en vigueur au moment de leur conclusion.
Des raisons de rester optimiste pour l’alternance
Certes, les montants sont globalement en recul par rapport aux niveaux atteints en 2023 ou 2024 en raison du contexte budgétaire national. Pour autant,il est possible de lire ce projet de décret comme un signal positif à plusieurs égards.
D’abord, les grandes entreprises retrouvent leur accès au dispositif. Pendant plusieurs semaines, une entreprise de 250 salariés et plus souhaitant embaucher un apprenti en licence ou en master ne percevait tout simplement aucune aide. Ce retour au dispositif réaffirme que l’État reconnaît l’engagement de toutes les entreprises en faveur de l’alternance, quelle que soit leur taille.
Ensuite, les formations de niveau supérieur à bac+2 réintègrent le périmètre éligible. L’alternance en licence ou en master représente aujourd’hui une part considérable des contrats signés chaque année. Leur réinclusion dans le dispositif d’aide est un signal fort adressé aux entreprises partenaires.
Enfin, la modulation par niveau de diplôme introduit une logique de progressivité plutôt qu’une coupure brutale. L’aide existe, elle s’adapte et elle reste une incitation réelle pour les employeurs qui hésitent à franchir le pas.
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L’alternance : un investissement qui reste rentable
Au-delà des aides financières, recruter un alternant, c’est former un talent à l’image de l’entreprise, tester une collaboration sur la durée, et contribuer à l’insertion professionnelle des jeunes.
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L’évolution du cadre budgétaire ne remet pas en cause l’intérêt fondamental de l’alternance. Elle invite simplement à la calculer avec plus de précision.
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